Edito du Président

Edito du président

Le 06/01/2016

On ne risque pas d’oublier l’année 2015, qui aura été pour notre pays une année terrible, d’épreuves, de remises en cause mais aussi de réponses spontanées, citoyennes et d’un accord sur le changement climatique, qui donne espoir.

Une reprise qui n’en finit pas d’arriver, un chômage qui reste structurellement massif, des réfugiés dont la dignité n’est pas toujours respectée, mais un plan d’action ambitieux présenté en Conseil des Ministres le 21 octobre dernier en faveur du travail social et du développement social : le travail social serait-il en passe d’être reconnu comme un ciment fondamental de notre société ? J’ai la faiblesse de le penser.

Ce plan d’action n’est pas sorti d’un chapeau : un certain nombre d’acteurs, notamment l’UNAFORIS, se sont battus pour qu’il voit le jour. Ce combat n’est pas fini, si l’on veut qu’il se concrétise sur le terrain, dans les pratiques quotidiennes et d’abord dans les formations, avec des moyens que l’on sait réduits à l’extrême.

L’UNAFORIS est un vrai collectif, et c’est avec plaisir que je l’écris : les « pères fondateurs » sont partis pour la plupart, - je veux rappeler ici le souvenir de  Joseph Desbrosse qui nous a quittés il y a maintenant 5 ans -  le Conseil d’Administration a été, progressivement, profondément renouvelé, de nouveaux responsables arrivent, notre cohésion interne se renforce, notre production collective  se développe, notre capacité de lobbying -n’ayons pas peur de le dire- s’améliore.

Mais vigilance oblige, notre environnement reste particulièrement instable avec la réforme territoriale en cours, et toujours aussi concurrentiel, avec les contraintes budgétaires de plus en plus prégnantes. L’UNAFORIS a certes, été admise dans la « cour des grands », mais rien n’est jamais acquis.

L’UNAFORIS n’est rien sans l’engagement de ses adhérents. Nous devons en particulier veiller à ce que tous puissent se faire entendre dans nos débats internes. Notre force, toute relative, ne vient que de notre cohésion et de notre capacité de proposition, de notre réactivité, du dynamisme  de notre action, de notre ancrage dans les régions, de notre capacité d’écoute, d’adaptation et d’ouverture.

L’année 2015 aura vu aussi la mise en œuvre tranquille de nos nouveaux statuts, pour nous ouvrir davantage et donner plus de place aux régions. L’efficacité de notre « pôle national ressources et développement », notre petite équipe nationale, n’est plus à démontrer ; qu’elle  soit remerciée pour son engagement et sa disponibilité.

2016, une année durablement citoyenne : le travail social, le développement social, la transmission des valeurs républicaines, doivent contribuer à renforcer les réponses citoyennes si l’on ne veut pas qu’elles ne soient qu’un feu de paille.

On compte sur nous, sur vous : faisons ensemble de cette année le laboratoire du travail social de demain. C’est le vœu que je nous formule à tous.

Pierre Gauthier, Président